Liberia : la présidente met en garde contre la violence politique

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Libéria

MONROVIA   La présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf a dénoncé de récents actes d’intimidation et de violence impliquant des acteurs politiques, estimant qu’ils risquaient d’entraîner le pays dans un nouveau conflit, huit ans après la fin de la guerre civile.

Les actes de violence et d’intimidation par des acteurs politiques et des individus, ou visant des acteurs politiques et des individus, sapent et détruisent la démocratie, a déclaré Mme Sirleaf dans un communiqué publié cette semaine sur le site Internet de la présidence libérienne.

Ses déclarations interviennent après l’agression d’une sénatrice du Congrès pour le changement démocratique (CDC, opposition), Geraldine Doe-Sheriff, par des membres en colère de son propre parti. Mme Doe-Sheriff a été prise à partie le 14 août, après des primaires contestées au sein du CDC, d’après la presse locale.

Peu de temps après, c’est un incendie criminel dont la cible a été Eugene Nagbe, directeur adjoint de campagne du Parti de l’unité (PU, au pouvoir), sa voiture a été incendiée dans sa cour, au milieu de la nuit, a ajouté Mme Sirleaf.

De telles conduites sont le début de l’anarchie, et si l’on n’y met pas fin, elles pourraient nous ramener en arrière au plan de nos acquis politiques, et probablement replonger le pays dans un autre conflit alors que le Liberia se relève lentement de la guerre civile qui a dévasté son économie de 1989 à 2003, a estimé la présidente.

Selon elle, ces cas récents de violences avaient clairement des motivations politiques et devraient faire l’objet d’enquête.

La Commission électorale nationale (NEC) devrait s’occuper de la question, pour empêcher les actes de violence et d’intimidation à caractère politique qui sont en train de se glisser dans le processus électoral, a ajouté Mme Sirleaf, élue fin 2005 et qui a pris ses fonctions de chef de l’Etat en janvier 2006.

Ellen Johnson Sirleaf est candidate à la prochaine présidentielle dont le premier tour est prévu le 11 octobre.

Outre la présidentielle, qui se déroulera en même temps que des législatives, le Liberia doit aussi organiser le 23 août un référendum constitutionnel prévoyant notamment de réduire de dix à cinq ans la période requise de résidence pour prétendre être candidat à une présidentielle. Cette consultation est décriée par plusieurs partis d’opposition, qui appellent à la boycotter.

Dans un rapport sur le Liberia publié le 15 août, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon a souhaité des élections pacifiques, libres et honnêtes dans ce pays, en débit de difficultés logistiques prévisibles et de délais courts.

Je demande donc instamment à tous les acteurs politiques et à l’ensemble de la population de ne ménager aucun effort pour faire en sorte que le prochain scrutin soit libre, honnête et exempt de violence, a déclaré M. Ban.

Le responsable de l’ONU a conseillé de maintenir dans le pays, au moins jusqu’à la fin du processus électoral, les effectifs de la Mission des Nations unies au Liberia (Minul). L’opération a des effectifs autorisés de 7.952 militaires et 1.375 policiers, d’après l’ONU.

La Minul a été créée par une résolution de l’ONU en septembre 2003. Son mandat doit expirer le 30 septembre prochain. M. Ban a recommandé une prorogation d’un an.

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